Lettre des retraités de la SFR- FSU 19                   

février  2026

 

A un mois des  prochaines échéances électorales, les  retraités de la SFR-FSU s’associent pleinement à l’interpellation que la Convergence des Services publics adresse aux candidats aux élections des municipales :

Pour la satisfaction des besoins des habitants des communes, pour l’amélioration  et la démocratisation des services publics locaux, pour des communes au service de la population et de l’intérêt général.

Les prochaines élections municipales se tiennent dans un contexte inédit de projets d’économies drastiques touchant notamment les services publics de proximité. Cette austérité risque d’impacter de façon considérable la vie de nos concitoyens et tout particulièrement les plus fragiles.

Il est important  de mettre les services publics au cœur du projet de société, avec les valeurs d’égalité, de solidarité.

1-Un service public de proximité à promouvoir

La commune est le premier lieu d’expression des besoins au plus près de la population. Elle constitue le premier niveau de services public. Dans toutes les communes et y compris les petites, les secrétariats de mairie restent aujourd’hui souvent les seuls guichets ouverts aux publics. Dans d’autres communes, les maisons « France service » peinent à remplacer les services publics supprimés : leur renforcement en personnels titulaires et formés, des lignes directes vers les services publics qu’elles représentent sont une nécessité pour qu’elles puissent remplir leur rôle.

Il importe de partir des besoins de tous les habitants, de la naissance à la mort, des besoins de la petite enfance et à l’autre bout, le grand âge.  Il s’agit aussi de favoriser l’inclusion et la mixité sociale à tous les niveaux, logement, école, transports…

2-Un développement indispensable des services publics

Il y a là un enjeu social, démocratique, environnemental et économique. Il s’agit aussi de lutter pour l’accès et l’égalité d’accès aux droits essentiels de la vie quotidienne (santé, logement, école, eau, énergie, transport, poste, protection sociale, alimentation, police, justice). Il faut aussi que  la culture et le sport puissent être réellement à la portée de toutes et tous et notamment de la jeunesse. Pour que la commune reste agréable à vivre malgré le réchauffement climatique les élus se battront pour que soient mis en œuvre toutes les mesures permettant de baisser l’empreinte carbone en particulier dans le domaine des transports, de l’habitat, du bâti scolaire et autres bâtiments  ouverts au public.

Pour que les besoins des habitants soient satisfaisants que leurs connaissances en informatique ou leur origine ne soient des obstacles à l’accès aux droits les élus mèneront les actions nécessaires pour maintenir une présence humaine avec des agents qualifiés au guichet. Les moyens numériques, les outils recourant à  l’intelligence artificielle, sont des compléments, et n’interviennent pas  en remplacement des lieux d’accueil du service public.

3- défendre la commune avec des moyens à la hauteur

Les communes subissent un étranglement financier du fait de la suppression de leurs ressources propres sans réelle compensation et des économies drastiques supplémentaires que le gouvernement veut leur faire subir.

Les élus avec leurs associations d’élus se mobilisent en permanence pour combattre ces injustices et interpeller l’État notamment sur le respect de ses engagements. Ils interviennent en ce sens dans les lieux de consultation où ils siègent. Pour que leur action dans ces lieux de consultation soit efficace, ceux-ci ne doivent pas se voir imposer un quelconque secret des délibérations et doivent être ouverts aux travers de leurs organisations aux usagers et aux agents. Ainsi, ils peuvent appeler la population à la mobilisation:

– en agissant auprès de l’État, par exemple pour empêcher les départs des bureaux de Poste ou gagner un commissariat….

– contre les privatisations nouvelles et en œuvrant pour le retour en service public de services préalablement privatisés (la « bataille » de l’eau a permis déjà de nombreuses remunicipalisations).

– et en créant de nouveaux services publics pour, par exemple lutter contre l’extension des déserts médicaux qui touche aujourd’hui la très grande majorité des communes quelle que soit leur taille ; cela rend nécessaire le développement de centres de santé de secteur  1 pratiquant le tiers payant pour que tous les habitants puissent se soigner quels que soient leurs revenus.

L’argent public devrait aller au service public, et a fortiori les communes et interco ne devraient pas avoir à verser aux écoles privées… De façon générale, nos élus s’assureront que les dépenses engagées correspondent réellement aux besoins des habitant.es grâce à la consultation démocratique des habitant.es.

Les fonctionnaires territoriaux jouent un rôle essentiel dans la mise en œuvre des politiques communales. Leurs droits doivent être respectés et la démocratie interne au fonctionnement communal doit être développée.

4- promouvoir la démocratie

la participation des habitant.es est la condition indispensable. Cela veut dire aussi promouvoir le rôle des conseils de quartier dans les villes, la mise en place de commissions municipales dans les communes, de commissions d’usagers au plan des intercommunalités et de formes de consultations comme le référendum.