Lettre des retraité(e)s de la SFR-FSU 19 mai 2026
Joli mois de mai
Mai 2026 : jackpot des jours fériés….oui mais…..
Les jours fériés sont les jours de fête légales énumérés par l’article L.3133-1 du code du travail :
1 janvier, lundi de Pâques, 1 mai, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, Assomption, Toussaint, 11 novembre et 25 décembre.
1 mai : seul jour obligatoirement chômé, payé et férié pour tous les salariés. « Cette fête des travailleuses et travailleurs tire son origine des luttes ouvrières, en particulier pour la journée de huit heures et contre la répression patronale….. ; cette fête symbolise le pouvoir et l’ambition d’émancipation d’une classe sociale en lutte, organisée et fédérée : ce n’est
donc pas la fête du travail. Elle l’a été ! Sous l’occupation, la dictature de Vichy, alors que les syndicats sont interdits, le droit de grève aussi, l’extrême droite est au pouvoir (on les a déjà essayés) et les patrons veulent « plutôt Hitler que le Front Populaire ». C’est à la Libération, alors que le patronat est affaibli par sa collusion avec la collaboration, que le mouvement ouvrier impose le 1er mai comme jour férié, payé et chômé. Ne pas travailler le 1er mai, être payé, c’est une victoire du mouvement ouvrier. S’attaquer au premier mai, c’est s’attaquer aux droits des travailleuses et des travailleurs et à leurs luttes. Il y a quelques semaines, les macronistes dont le règne est finissant mais l’idéologie libérale encore hégémonique, ont tenté de nous l’arracher ». ( extrait de l’intervention de la FSU 19 le 1 mai)
8 mai : il marque la fin de la seconde guerre mondiale ; c’est un symbole de résistance et le rappel que la paix est fragile.
C’est en 1953 qu’il devient un jour férié, avant d’être supprimé par De Gaulle en 1959 dans un contexte de réconciliation franco européenne ( il en fait un simple jour de commémoration).En 1975 V. Giscard d’Estaing en reporte la commémoration au 9 mai au nom de la construction européenne). Il faut attendre 1981 pour que F. Mitterrand sacralise la date du 8 mai dans le code du travail.
Lundi de Pentecôte : jour férié non chômé, considéré comme journée de solidarité.
Suite à la canicule de l’été 2003, qui a coûté la vie à 20 000 personnes âgées, la loi du 30 juin 2004 avait fixé cette date comme journée de solidarité non rémunérée, censée financer les actions en faveur de l’autonomie. Depuis 2008, cette journée n’est plus obligatoirement le lundi de Pentecôte.
Régulièrement émergent des tentatives gouvernementales pour supprimer des jours fériés :
F. Bayrou ne cachait pas que la récupération de 2 jours fériés pourrait rapporter 4,2 milliards d’euros à l’État.
C’est faire fi du droit des travailleuses et des travailleurs, et quelle que soit l’origine de certains jours fériés qui peut interroger, du fruit d’une construction sociale et politique.
Quant à la comparaison avec le nombre de jours fériés dans les autres pays européens, elle met en évidence une forte disparité ( de 9 à 15 jours fériés ) : tous les salariés européens ne bénéficient pas du même nombre de jours fériés. Avec 15 jours fériés par an, Chypre détient le record de l’Union européenne. Elle est suivie de près par la Croatie, l’Espagne, la Slovaquie, la Bulgarie, la Roumanie et Malte, qui comptent 14 jours fériés officiels. La France en compte 11 , devant la Belgique et les Pays Bas, l’Allemagne et le Danemark fermant la marche avec 9 jours fériés.
Dans tous les cas, retraité(e)s comme actives et actifs, il nous revient de défendre des conquis sociaux.
CORRÈZE