La FSU de Corrèze constate et alerte sur la multiplication des classes défense et sécurité globale qui sont au nombre de six dans les collèges du département. Issues d’un partenariat entre les ministères de l’éducation nationale et le ministère des armées, elles se traduisent par un parrainage entre une unité militaire et des classes scolarisant des enfants de 13 à 15 ans. Dans d’autres départements et à plusieurs reprises ces dernières années, elles ont été le théâtre de dérives traumatisantes pour les élèves.
En adéquation avec la logique guerrière portée par le gouvernement qui se traduit notamment par une hausse des budgets militaires au détriment des services publics comme l’éducation ou par sa responsabilité dans l’escalade guerrière au Moyen-Orient, ces classes défense constituent une étape de plus dans la militarisation de la jeunesse.
Le 24 mars dernier, le « rallye citoyen » qui s’est tenu dans ce cadre à Tulle a donné lieu à une communication par le conseil départemental de la Corrèze diffusant des photographies reprenant tous les codes du masculinisme : exercices de musculation, postures viriles, exhibition d’armes de guerre.
L’éducation à la citoyenneté ne peut servir de prétexte à la militarisation d’enfants scolarisés dans les collèges publics du département, à l’entrisme de l’armée dans les établissements scolaires ou à la diffusion de valeurs virilistes. La propagande guerrière sous quelque forme que ce soit n’a pas sa place dans les établissements scolaires ou auprès des enfants qui y sont scolarisés. L’éducation à la citoyenneté doit au contraire passer par une éducation à la paix afin de former des citoyens libres et conscients capables d’exercer leur jugement et leur esprit critique. Dans un monde instable où les conflits s’intensifient, à la FSU de Corrèze, nous réaffirmons que l’avenir de la jeunesse ne peut être la guerre et que la mise en place de ces classes défense est profondément contraire à la mission émancipatrice du service public d’éducation. Nous appelons ainsi à la mise à l’arrêt de l’ensemble de ces dispositifs.
Brive-la-Gaillarde, le 25 mars 2026
CORRÈZE